Thoracique isolee        T4 / T7 / L1    4 courbures L3       Lombaire seule       3courbures T 10      3 courbures T11 ou 12                                     Retour accueil

 

 

 

 

 

 

ZONES   DU   CORSET

SCOLIOSES   A   QUATRE   COURBURES

 

            Cherchons à définir le plus largement possible chaque zone dans le plus de situations (combinaisons de hauteurs d’apex) possibles. Rappel. Pour démêler un peu l’extrême complexité de la scoliose, tous les cas décrits ici supposent l’apex thoracique ou thoraco-lombaire à droite.

 

            Théoriquement, il suffirait de creuser (décharger) sur le moule plâtré l’emplacement des gibbosités et d’y ajouter de fortes quantités de plâtre au niveau des dépressions concaves. La chose est rendue extrêmement complexe par trois facteurs à prendre en compte.

 

NECESSITE   D’HYPERCORRIGER

 

En premier lieu, les modifications du plâtre doivent être énormes. Une modification modérée du type de celles auxquelles les Techniciens sont habitués par les autres écoles ne suffit pas à vaincre l’inertie des parties molles. Un excellent confrère auquel je suis lié d’amitié, d’un pays que je ne veux pas citer, a beaucoup publié et ses résultats étaient très minimes. C’est à peine s’il modifiait le moule, charges et décharges. Il y a dix ans environ, je le lui avais fait remarquer par Internet, et nous nous sommes rencontrés plusieurs fois dans les congrès. Il vient d’acheter un ensemble informatique de fabrication des corsets de scolioses, que j’ai contribué à mettre au point. Autre anecdote : un jour, je commençais la direction d’un atelier d’études pour la confection de mon corset. Parvenu au stade de la recharge plâtrée des dépressions concaves du moule, il me demanda : » Combien de pots de plâtre dois-je préparer ? est-ce que deux suffiront ? «  Je répondis : « Deux, puis deux, puis deux, puis deux, puis deux. ». Et c’est la quantité qu’il fallut.

 

ASCENSION   DES   TISSUS

 

Une deuxième cause de complexité est l’ascension des tissus du tronc sous l’influence des appuis latéraux. Pour une taille moyenne de patient, les plis axillaires, les seins, chez l’adolescente comme chez l’adolescent, remontent d’une dizaine de centimètres. Il faut le prévoir. En 1999 en Chine, j’avais prévu pour une adolescente de quatorze ans une paroi 3’ plus haute de onze centimètres. Je commentai : »Nous couperons ». Nous n’avons pas coupé, et le corset a été ajusté parfaitement.

 

TENIR   COMPTE   DES   MODIFICATIONS   VOULUES

 

Le troisième problème réside dans les changements entre moule prêt à l’emploi et corps du patient traité. Certains sont dus au « bending » et aux repositions qui lui sont consécutives : Le patient rétablit son centre de gravité, mais cela désadapte, si l’on n’y prend pas garde, plusieurs régions sous-jacentes. Nous montrerons plus loin détails, schémas et photos. D’autres sont dues purement et simplement aux effets recherchés du corset. A titre d’exemple, au début, nous placions sur le moule la région destinée à recevoir l’appui 1 à 45° par rapport aux plans frontal et sagittal, comme elle doit l’être sur le patient. Or sur le patient, l’appui s’exerçait alors à 70° par rapport au plan frontal. C’était beaucoup trop d’arrière en avant, générateur ou agravateur de dos creux. L’explication est simple. Le patient était particulièrement bien déroté, 25°, en raison des perfectionnements récents de nos corsets. Cet angle s’ajoutait à celui que nous avions donné à l’appui sur le moule, 45°, la somme étant de 70°. A présent, je recommande de décharger l’appui 1 sur le moule de 20° par rapport au plan antéro-postérieur et de 70° par rapport au plan frontal.      

 

      

       Figure 1. D’après un schéma publié par un chirurgien certainement très compétent, mais qui n’avait rien compris aux corsets. Comment la gibbosité enserrée entre 22 et 19 se redresserait-elle ? Comment pourrait-elle se déroter ? B. Après croissance, la concavité 5 a un peu (très peu) corrigé sa dénivellation. Mais la croissance s’est manifestée au maximum vers l’avant, à l’intérieur du corps. C’est une énorme aggravation du dos creux qui préexistait, mais beaucoup moins accusé.

   


        Figure 2A. Nombreuses remarques pour cette coupe à hauteur de l’apex thoracique. L’appui 1, 20° par rapport au plan sagittal, est strictement rectiligne et cette ligne droite est prolongée en avant et en arrière pour autoriser une dérotation et l’expansion du dos creux. Autre remarque : Les appuis 3 et 3’ refoulent la partie grisée du corps vers la droite : d’est le « bending ». Remarquons aussi la « prise en pince » du plus grand diamètre oblique du thorax 1-3 + 3’ + 43. Ce qui était le plus petit diamètre 7 + 19_5 a toute sa place pour se déroter et pour épancher le dos creux.

        Figure 2B. Schéma des contours du corps à l’apex, et dessin du moule prêt à l’emploi correspondant. Le grand diamètre oblique 1_ 3 + 3’ + 40 + 43 est devenu petit diamètre. Le petit diamètre 7 + 19 _ 22  deviendra le grand, avec dérotation et expansion du dos creux.

 

Appui 1. (Noté sur 10). Appui principal thoracique ou thoraco-lombaire. Centré lorsque c’est possible sur la hauteur d’apex. De Th 6 à Th12. Th6 et 7 impliquent de relever l’épaule droite pour que la hauteur d’apex corresponde à la partie la plus haute de l’appui. Ce cas exclut tout appui axillaire gauche 3 + 3’. Relever les deux épaules serait très inconfortable, menaçant  les plexus nerveux et vasculaires, et probablement impossible. Les exemples dont je possède les images où la Technicienne a tenté de combiner appui Th7 droit et Th 4 gauche montrent un très mauvais centrage de tous les appuis 1, 1’ et 3, et des résultats médiocres. Th 8 permet un action directe de la partie supérieure de l’appui 1 sans remonter l’épaule droite, et l’action du côté opposé des appuis de « bending » 3 et 3’sur Th 4, moyennant relèvement de l’épaule gauche.  De Th 9 à 12, l’équipe a tous loisirs d’appuyer avec le centre de la plaque à hauteur de l’apex, plus éventuellement un débord haut 26 pour prévenir un relèvement de l’apex par correction et « effet noyau de cerise ». L’appui 1 doit être parfaitement plat en largeur et se prolonger un peu en avant et en arrière, toujours bien plat, pour admettre la dérotation et l’expansion du dos creux  (Voir figures 1 et 2A). En hauteur, il est souhaitable que l’appui 1 soit légèrement convexe vers le centre du corps.

 

Appui 1’. (Noté sur 10). Il a fallu ajouter cet appui lorsque nous avons, après et d’après Madame Lehnert-Schroth, pris conscience du fait qu’il existe deux grandes catégories de scolioses. Il y a celles à trois courbures (Apex souventTh4, Th 10 et L5_S1) et celles possédant une courbure de plus, apex lombaire L1, L2 ou, moins typiquement, L3. Cet appui 1’ doit s’exercer strictement sur un seul étage, celui de l’apex. Au-dessous, il est assez fréquent que les parties molles autour de L4 concave fassent saillie à gauche et assurent un bon équilibre.

 

      Figure 3. A.  Scoliose Th4_Th 8_L1_L5.L’appui 1’est légèrement plus haut que au-dessus de la crête droite 14 R. Mais c’est suffisant. L’appui 14 R + 41 R étant lui aussi suffisant, les crêtes ont migré vers la gauche, où elles soutiennent, grâce notamment aux parties molles entourant L3, la lèvre inférieure de l’appui 1’. D’où un excellent centre de gravité. Ce n’est pas toujours le cas.         

       Figure 3. B. Atelier Sanomed, 2003. L’appui 1’ est toujours un peu plu haut que 14 R, ce qui convient, mais la surface oblique sous-jacente est un peu plus étendue vers le bas, un peu au-dessous du niveau de la crête.  C’est une bonne sécurité pour l’équilibre et le centre de gravité. Deux défauts ont été corrigés après cette image : L’appui 1 était à 45° sur le moule. Il voisine 70°ici. Nous le faisons moins oblique à présent, 20° sur le moule. Deuxièmement, l’appui 34 sur la fesse droite est trop central. Peu après cette photo, nous avons raccourci la partie gauche33  de la langue d’appui, et à présent, nous plaçons la partie droite plus à droite. C’est moi qui suis responsable de ces deux légères inadaptations, que nous savons éviter à l’heure actuelle. Seule l’expérience permet de tendre vers une meilleure adaptation.   

 

Si la pression sur et (ou) sous la crête iliaque droite est insuffisante, il n’y a pas de contrôle d’équilibre et le patient penche à gauche. D’où la nécessité de prolonger la paroi du corset sous l’apex 1’, obliquement, jusqu’aux fessiers 41 L inclus. Il en résulte un soutien à l’équilibre. Le montage étant particulièrement difficile à prévoir au stade de fabrication, qu’elle soit plâtrée ou informatique, en cas de non adaptation, il ne faudra pas hésiter à séparer le long de la hauteur de la crête une languette 41 L, la chauffer légèrement hors patient et en régler la forme et la position sur le patient. On aura également toutes possibilités, hors patient, de chauffer moyennement l’appui 1’, d’en régler la hauteur et le « serrage » sur le patient puis de ponter le tout hors patient. Cette série de manipulations est simple et assez rapide. Si en plus les appuis 14 R et (ou) 41 R sont insuffisants (contrôlable en y insérant un moreau de mousse assez rigide, ou plus simplement les doigts), il est aussi simple et plus complet de détacher toute la coque pelvienne. On incise pratiquement horizontalement le long de la crête gauche, ainsi que en avant entre zones 37 et 19. On fixe la meilleure position sur le patient, puis on ponte hors patient.

 

Appui 2. (Noté sur 3). C’est un appui très spécifique du pied de la courbure L5_S1. Cette courbure est à droite pour les scolioses à quatre courbures et à gauche pour celles à trois courbures. L’appui pousse la jonction lombo-sacrée et les crêtes vers l’avant, le dedans et, pour l’appui 2R vers la gauche et pour celui 2L vers la droite. Dans les deux cas, il est joint, souvent à  un appui 14 au-dessus de la crête correspondante et presque toujours à un appui au-dessous 41.

 

Appui 3. (Noté sur 3).  S’appliquant sur le bas du sillon entre les muscles sous-épineux et deltoïde, ce petit appui pousse l’épaule un peu vers l’avant (Dérotation droite) et vers la droite. Il a la forme d’une arête de 130° ouverte en avant, pour permettre au patient de porter son bras vers l’arrière et le dehors, et son thorax en dérotation vers l’arrière et la droite. Il se continue vers le haut par la même arête 27.

 

Appui 3’.  (Noté sur 3). Longtemps, cet appui a été le siège d’intolérance, car la paroi du corset y voisine avec le redoutable paquet vasculo-nerveux de l’aisselle.

Suivant une idée des équipes de Sobernheim, j’ai tâtonné entre 1994 et 1997 pour rechercher le meilleur rapport entre le bending, la prise en tenaille du plus grand diamètre oblique du thorax et les désaxations sous-jacentes exigeant des aménagements.

 

      Le bending est un appui de gauche 3 + 3’vers la droite 26 + 8, le centre de rotation étant l’appui 1. Il redresse la courbure thoracique, souvent complètement. Il diminue par effet de pince la largeur du plus grand diamètre oblique du thorax. Il surélève considérablement l’épaule et le pli axillaire gauches, une dizaine de centimètres. Cela délivre le patient de toute crainte de lésion ou même d’inconfort suite à la présence du paquet vasculo-nerveux de l’aisselle gauche. Il importe de prévoir cette ascension en ajoutant sa valeur estimée en centimètres à la hauteur initiale de cette aisselle. Le patient ne garde pas le bending et se redresse presque immédiatement : Le centre de gravité est rétabli tout de suite, mais c’est au prix de modifications sous-jacentes qu’il a fallu que le fabricant prévoie et pallie d’avance : L’appui lombaire 1’ est plus bas sur le patient qu’il était sur le moule plâtré. La couverture des fessiers 41 L , où il devrait y avoir un espace d’expansion est plus près de la peau qu’on aurait pu le supposer par sa situation sur le moule. La couverture 15 de l’épine iliaque droite tend à être trop serrée et cela aussi doit être prévenu. Le pli de l’aine droit, partie inférieure de l’appui 37, est plus haut que sur le moule et doit être prévu plus haut. Depuis un an, nous ajoutons au bending haut 3 + 3’ un bending bas. Les crêtes 14L + 41L sont poussées horizontalement vers la droite dans les scolioses à trois courbures, et 14R + 41R poussés vers la gauche dans les scolioses à quatre courbures.

 

           

 

       Figure 4. Bending haut. Sous l’influence de l’appui 3’, le versant supérieur de la courbure thoracique se redresse, souvent complètement. Mais le patient rétablit immédiatement le centre de gravité. Cela diminue un peu la correction thoracique qui pourra être de nouveau parfaite sous l’influence notamment des appuis 1 et 1’. De même, la correction de la contre-courbure cervico-thoracique se corrigera, souvent complètement, par l’effet anti-gravitationnel. Plus bas, l’appui 1’ s’abaisse et il est de la plus haute importance de prévoir et prévenir cela par la décharge du moule plus haut que sur le patient. La correction de la déviation pelvienne n’est pas figurée ici. Elle se fait par bending bas de droite à gauche et par appui au-dessus et (ou) au-dessous de la crête droite. Il faut absolument prévoir beaucoup d’espace pour la migration de la crête gauche. 

 

Cela va modifier légèrement les désorientations causées par un seul bending haut actuel et les rectifications à apporter à toutes ces désaxations secondaires. 

 

         

       Figure 5. Bending bas. Scoliotique lombaire très souple dont le pelvis saille àgauche. Moulée en poussant fortement les crêtes vers la droite. En raison de la difficulté de prévoir la zone 41 R, la coque y saille un peu trop. Il a été très facile et rapide d’inciser horizontalement une languette de quelques 8 centimètres de la limite inférieure droite, de la chauffer à peine, de la reformer, puis de fixer par pontages. On m’a rapporté un excellent résultat à terme pour cette patiente.

Appui 4. (Noté sur 10).  Sous le sein gauche. Attention, ce sein remonte d’unen dizaine de centimètres pour un corset long par suite de la migration des tissus refoulés par les appuis. Il faut prévoir cet appui, non pas sur le sein là où il se trouve sur le moule, mais sur la pente inférieure du sein là où il se trouvera sur le patient porteur du corset. La chose étant très difficile au stade de la fabrication, on ajustera à l’essayage par collage de mousse, mieux mais long et aléatoire par remodelage à chaud, enfin plus sûr par séparation de toute la pièceau-dessous des zones 4, 20, 24, I8, et au milieu de la zone 13. Sur le patient, on détermine la position de la pièce, puis on rivète des ponts hors patient. On peut également ne déplacer qu’une partie de la pièce.

 

Chambre d’expansion 5. (Noté sur 3). Entourée par les zones d’expansion 24, 18, 13, 22, 23, 17 et par les appuis 20, 21 et 12, elle doit laisser inspirer un litre et demi ou plus d’air, selon taille. Il doit y avoir en aucune surface d’expansion contigüe citée plus haut, à quelque occasion que ce soit, un contact entre la peau et la paroi. C’est si important que les notes de chaque zone, notées sur 3, s’ajoutent à celle globale (notée aussi sur 3) de la zone 5.

 

Zone 6. (Noté sur 3). Au début elle désignait la zone libre des versants supérieurs des seins. Puis elle désigna la grande fenêtre lombaire droite. Mais cela réalisait un double emploi avec plusieurs zones. A présent, je recommande de l’affecter de nouveau à la partie libre des seins.

 

Zone 7. (Noté sur 3). Versant inférieur du sein droit. Zone très importante, car le non-appui à ce niveau crée une gibbosité paradoxale mais gênante. Il faut tenir compte de plusieurs faits. D’une part la zone 7 est en dépression concave, il faut prévoir de l’espace. De plus, la zone 7 recueille l’hémithorax après dérotation : C’est un volume considérable, et qui exige environ six centimètres de recharge. En troisième lieu, le sein remonte d’une dizaine de centimètres, comme le gauche. Enfin, une fois ces mutations opérées, le patient s’appuie sur cette surface 7 plus celle sous-jacente 19 et s’en sert comme un appui secondaire, pour aider à corriger le dos creux. Il est important que le patient s’appuie sur cette face inférieure du sein droit pour relever tout le haut hémi-thorax, jusque et y compris l’épaule droite qui, antéposée dans la scoliose, est ainsi reposée en place un peu plus en arrière.

 

Zone 8. (Noté sur 3). La partie du corps au-dessus du corset doit être entièrement libre pour toute expansion des tissus refoulés par les appuis, pour les exercices d’auto-expansion, et pour la croissance. Il faut baisser la note des corsets qui ont des obstacles claviculaires, 9 ou 10 ou axillaires antérieurs 11. Un crochet 12, à gauche, ne gène pas la poussée vers le haut, car le patient peut esquiver l’appui, entre autres vers la zone d’expansion 11. Le crochet 12 ne diminuera pas la note 8.                            

 

Zone 8’. (Noté sur 3). C’est tout ce qui dépasse en-dessous du corset. Il est très rare que l’on ait à diminuer la note de cette zone, car toutes les équipes ouvrent très largement le corset en bas.

 

Zone 9. (Noté sur 3). C’est ce qui était l’appui claviculaire gauche. Il est déconseillé à présent, et toute équipe qui veut encore l’utiliser doit être pénalisée par une note 0/3. Lorsque cette zone est laissée libre, inutile de la noter.

 

  Zone 10. (Noté sur 3). C’était l’appui claviculaire droit, actuellement fortement déconseillé, à noter 0/3 s’il est présent. Il était destiné à repousser vers l’arrière l’épaule antéposée. Mais pour rétroposer l’épaule, la mettre en position normale, il suffit de presser sous le sein droit en zone 7. Un test simple montre cette action : que n’importe qui, homme, femme, enfant, scoliotique ou non, appuie vers  le haut sous le sein droit, son épaule tend à reculer. C’est toute la région haute droite du thorax qui remonte et recule.

 

Zone 11. (Noté sur 10). En avant du creux axillaire droit, là où se trouve le muscle grand pectoral, il y a à droite une dépression concave. Appuyer à ce niveau fait étau avec l’appui 1 que cela contrarie. De plus, un appui 11 tend à abaisser le sein droit, c’est inesthétique. Enfin, appuyer à ce niveau fait avancer le moignon de l’épaule : C’est paradoxal, mais c’est. Enfin, l’épaule repoussée vers l’arrière a sa pointe basse qui saille et oppose un obstacle très gênant à l’appui 1. Donner la note 0/3 à toutes les équipes médiocres qui placent ce crochet 11. Je porte la note de ce mauvais accessoire à 0/10.

 

Zone 12. (Noté sur 3). Petit crochet en avant du creux axillaire gauche. C’est une zone convexe, à presser, mais peu importante.

 

Zone 13. (Noté sur 3). Point le plus haut de la paroi postérieure du corset au niveau de laligne médiane. Doit être très loin de la peau, 5 centimètres en cas de dos creux, 2 en cas de dos normalement rond. Ne pas chercher à rapprocher le bord supérieur du corset de la peau sous prétexte de suivre la courbe du dos creux : ce dernier a son origine haute vers l’apophyse épineuse de C7, trop haut pour faire monter le corset jusque là, et d’ailleurs inconfortable et inefficace.

 

Zone 14R (ou D). (Noté sur 10). Les zones 14 sont notées sur 10. Dans les scolioses à quatre courbures apex L 1 ou 2, la zone 14 R est à présent un appui et un ancrage. Il est possible que j’accepte bientôt de ne plus appuyer à ce niveau, de me contenter de l’appui 41R sous la crête, mais alors il faudra compter sur la surface oblique 14 L comme ancrage sur les parties molles de L4 ayant migré à gauche. C’est moins facile. L’avenir décidera.

 

Zone 14G ou L. (Noté sur 10). La plaque doit être très loin de la peau, plus de 5 centimètres pour permettre la migration vers la gauche des crêtes et des dernières vertèbres.

 

Zone 15. (Noté sur 3). Concave dans les scolioses à quatre courbures, la paroi doit être loin de la peau et oblique de haut en bas et d’arrière en avant. S’il y a contact, c’est souvent que le corset a tourné. Il faut renforcer les appuis rotateurs à gauche, 1’ et 37, renforcer aussi les appuis secondaires 7 + 19, et lever les appuis en zone concave 16 et 35. Ne retrousser la couverture de 15 que si toutes ces modifications n’ont pas corrigé le point dur.

 

Zone 16. (Noté sur 3).Couverture de l’épine iliaque antéro supérieure gauche. Il est souhaitable qu’elle ne soit pas couverte, mais elle peut être couverte moyennant espace d’expansion. 

 

Zone 17. (Noté sur 3). d’expansion, qui joint les appuis 1 et 1’. Fait partie de la zone 5. Doit être, en respiration indifférente, à quelques 4 centimètres en cas de dos plat ou creux, et à 2 centimètres en cas de dos normalement rond.

 

Zone 18. (Noté sur 3). Joint les appuis 3 et 3’ avec l’appui 1. Fait partie de l’espace d’expansion gauche 5, distance à la peau  4 centimètres si le dos est plat ou creux ou 2 centimètres si le dos est normalement rond.

 

Zone 19. (Noté sur 3). En avant à droite, entre la zone d’appui 37 et le versant inférieur du sein droit 7. Ces deux zones 7 et 19 sont concaves, mais deviendraient gibbeuses si elles n’étaient pas couvertes. Deviennent des appuis secondaires sur lesquels le patient s’appuie pour contribuer à corriger le dos creux, en inspiration profonde.

 

Zone 20. (Noté sur 10). des cartilages chondro costaux gauches. Gibbosité très accusée et très importante, mais peu visible. C’est le pôle antérieur gauche du grand diamètre du thorax oblique ovalaire. A appuyer très généreusement, 6 centimètres de décharge plâtrée. L’école lyonnaise fait croire qu’il ne faut pas appuyer à ce niveau chez les enfants, ce qui déformerait le thorax. J’explique cette crainte par la grande pauvreté des corsets lyonnais en espaces d’expansion, seul l’espace 5 est prévu, et il me paraît bien insuffisant en dimensions et profondeur. Dans mon système, il y a les expansions 5, 5’, 16, 35, 7, 19, 13, 22 qui permettent une esquive active de l’appui 20. Beaucoup de photographies le prouvent, la zone 20 pressée n’est pas déformée mais reformée. 

 

Zone 21. (Noté sur 3). Petit appui à gauche du sein gauche. Fait partie de la zone 5 dont elle constitue un fragment de marge avant.

 

Zone 22. (Noté sur 3). Prolongement en arrière de l’appui 1, qui sur un ou 2 centimètres reste rectiligne d’avant en arrière, puis s’incurve un peu vers l’avant. Il doit cependant laisser de l’espace d’expansion à la dérotation gauche et au dos creux,

 

Zone 23. (Noté sur 3). d’expansion, joint à droite l’appui 1 et l’appui 14R. Souvent siège d’une fenêtre 5’.

 

Zone 24. (Noté sur 3). sous l’appui 3’ de l’aisselle gauche. Doit s’éloigner obliquement de la peau de haut en bas, sinon baisser la note.

 

Zone 25. (Noté sur 3). d’expansion, mais modérée. Joint l’appui 1 et l’appui secondaire 19.

 

Zone 26. (Noté sur 3). au-dessus de l’appui 1 lorsque c’est possible, c’est-à-dire pour les apex au-dessous de Th9. Ce petit débord devient appui en cas de correction qui ferait monter l’apex, remontée des tissus, ou (et) croissance.

 

Zone 27. (Noté sur 3). Partie la plus haute du corset, se trouve à gauche. Petit appui dérotateur droit qui est posé verticalement en coin de 130° entre les muscles sous-épineux et deltoïde. 

Zone 28. (Noté sur 3). A gauche, au-dessus de l’appui 1. Doit diverger et s’éloigner de la peau de bas en haut dans la chambre d’expansion 5.

 

Zone 29. (Noté sur 3). qui couvrait autrefois l’un des trochanters. Je l’ai remplacée par l’effet anti-gravitationnel, qui se mble n’être jamais altéré chez les scoliotiques. Compter une faute de 0/3 à toute équipe qui approcherait une pièce de corset d’un trochanter. 

 

Zone 30. (Noté sur 3). Non-couverture de l’autre trochanter. Si une équipe couvre les deux trochanters, compter deux zéros sur deux fois 3.

 

Zone 31, en double, à négliger.

 

Zone 32, double emploi avec 17, à négliger.

 

Zone 33. (Noté sur 3). arrière sur fesse gauche, d’expansion. Ne jamais appuyer, ni pour empêcher le corset de tourner à droite, ni sous prétexte de rétablir la symétrie avec la fesse droite, soumise à pression. La zone 33 est l’esquive dérotative gauche du pelvis bas.

 

Zone 34. (Noté sur 3). appui sur la fesse droite, dérotatif gauche du pelvis bas. La zone 34 est également l’un des « rails » qui maintiennent le corset, en relation avec l’autre « rail » 37.

 

Zone 35. (Noté sur 3). avant gauche, très importante d’expansion, dérotative droite lombaire.

 

Zone 36. (Noté sur 3). sous l’appui 37, au niveau de l’aine droite, non couverte. Sert d’esquive dérotative gauche du pelvis bas à l’appui 34 sur la fesse droite.

 

Zone 37. (Noté sur 3). appui antérieur droit bas dérotateur droit lombaire. Soulage la crête iliaque droite d’une partie de son appui. Sert de « rail » en synergie avec 34 pour maintenir le corset en place.

 

Zone 38. (Noté sur 3). Petit appui avant bas gauche, dérotateur gauche du pelvis bas. Sa zone d’esquive est la fesse gauche 33 concave non couverte ou couverte à distance.

 

Zone 39. Entre deux seins ; la déviation droite du bending fait qu’il est aléatoire de noter les zones 39 et 40. Ne pas le faire.

 

Zone 40. Difficile à noter, ne pas chercher à le faire.

 

Zone 41 R. (Noté sur 10). Appui tendant à faire migrer à gauche les crêtes et les dernières vertèbres lombaires.

 

Zone 41 L. (Noté sur 10). d’expansion. La paroi oblique reçoit les parties molles migrées avec L3 vers la gauche.

 

Zone 42. (Noté sur 3). en avant au milieu de l’abdomen, non loin de l’ombilic. Zone de transition, ni soumise à appui ni d’expansion.

 

Zone 43. (Noté sur 3). Sein gauche. Il remonte d’une dizaine de centimètres sous diverses influences, surtout des appuis. En cas d’inadaptation, ajuster avec mousse collée, remodelage, ou incision-reposition.